Un océan de déchets

11 février 2008

Source Éric Moreault Le Soleil Québec

La planète croule sous les immondices. Les dépotoirs, qui poussent comme des champignons, débordent, et des populations entières y vivent dans la plus totale insalubrité. Fatalement, des ordures échappent à tout contrôle et se retrouvent dans la nature. Ou pire, dans l’eau. Dans l’océan Pacifique, une «soupe» de débris de plastique couvre deux fois la superficie des États-Unis!

Les courants sous-marins maintiennent en place ce gigantesque dépotoir qui surnage dans le Pacifique Nord, entre la Californie et le Japon. La Fondation de recherche marine Algalita évalue à 100 millions de tonnes les débris flottant entre deux eaux, rapportait le quotidien britannique The Independant, la semaine dernière.

Charles Moore, le fondateur d’Algalita, a découvert par hasard le vortex de déchets en 1997, naviguant dans une zone très peu fréquentée. «J’étais au milieu de l’océan et, aussi loin que portait mon regard, ce n’était que bouteilles de savon et de shampoing, sacs de plastique et flotteurs», raconte-t-il dans sa biographie.

L’océanographe Curtis Ebbesmeyer, qui se préoccupe depuis 15 ans de l’accumulation de plastique dans les océans, compare le vortex à un animal sans laisse. Quand il s’approche de la terre, les effets sont dramatiques. «La nappe de déchets vomit, et vous vous retrouvez avec une plage couverte de confettis de plastique.»

Larmes de sirènes

Les débris de plastique causent la mort d’un million d’oiseaux de mer et de 100 000 mammifères marins chaque année, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement.

Car sous l’effet de l’eau, le plastique se fragmente en particules microscopiques : les larmes de sirènes.

L’an dernier, une équipe de scientifiques britanniques menée par le Dr Richard Thompson a révélé qu’on retrouve 300 000 particules de plastique par kilomètre carré en surface et 100 000 par kilomètre carré de lit marin.

Ce ne sont pas que les animaux qui sont victimes de cette pollution catastrophique. On craint que des produits chimiques ne se retrouvent dans l’eau quand le plastique se dégrade ou que ces produits toxiques s’agglutinent aux débris de plastique et se retrouvent dans la chaîne alimentaire. Et qui mange du poisson en bout de ligne?

Cette pollution invisible est l’ultime conséquence d’une consommation débridée et irresponsable. Elle n’en est pas moins une menace réelle. Et on ne parle même pas de tous les cours d’eau comme Le Gange, en Inde, qui sont des dépotoirs d’immondices à ciel ouvert. Ceux-ci finissent par aboutir dans les océans. Avec les pays émergents qui découvrent les «joies» de la consommation, la quantité de plastique dans l’eau des océans pourrait doubler d’ici 10 ans si rien n’est fait.

La population mondiale commence à être plus sensibilisée à l’impact sur l’environnement de la production de biens. Mais on se soucie très peu de toutes les immondices liées à la consommation. Jusqu’à ce qu’une crise éclate ou démontre par l’absurde l’ampleur du problème : on ne sait plus quoi faire de ces montagnes de déchets — sinon les exporter vers les plus pauvres.

À titre indicatif, les Québécois produisent 11 millions de tonnes de déchets par année. Imaginez les Américains…

Québec tient ces jours-ci une commission parlementaire sur la gestion des déchets. Ce n’est pas sexy, soit, mais sur le plan environnemental, elle est d’une importance primordiale. Les Québécois pourront y trouver des solutions concrètes pour diminuer leur impact sur la nature, voire en profiter pour valoriser les détritus en les transformant en énergie.

Mais pour ça, il faut une volonté politique et, dans la population, un changement de mentalités et d’habitudes.

Université de Sherbrooke-led research team discovers the nature of superconductors

31 décembre 2007

Source : U. de Sherbrooke

Montréal, May 31, 2007 – In a paper published today in the magazine Nature, a team of researchers from the Canadian Institute for Advanced Research (CIFAR), led by Université de Sherbrooke Professor Louis Taillefer, have laid to rest a 20-year-old mystery about the nature of an exotic class of materials known as high-temperature superconductors.

These materials, which conduct electricity with no resistance, hold enormous technological promise for power transmission, levitating trains, magnetic medical imaging, wireless communications, quantum computing, and many more related applications. In the past, scientists have been held back from harnessing the full power of these materials, because of unanswered fundamental questions, such as whether these materials are metals or insulators.

In experiments carried out at the National Pulsed Magnetic Field Laboratory in Toulouse, France, using superconducting crystals created by CIFAR researchers at the University of British Columbia, Professor Taillefer’s team observed a phenomenon called “quantum oscillations” in a high-temperature superconductor, which provide unambiguous evidence that these materials are metals.

“The results are crystal clear,” said Professor Taillefer. “High-temperature superconductors were discovered in 1987, and only now do we finally have concrete knowledge about their deep nature. This discovery gives both theorists and experimentalists something real to work with.”

Superconductors are already used in MRI scanners, trains, power lines and in other areas, but their application is severely limited. Despite their name, high-temperature superconductors need to be cooled to more than 100 degrees below zero C in order to function. Scientists have been working to raise the upper temperature limit, but have been hampered by a lack of knowledge about the nature of the materials themselves.

“This historic discovery is a quintessential CIFAR story,” said Dr. Chaviva M. Hošek, President and CEO of CIFAR. “We have invested twenty years in superconductivity research and fostered collaboration among the leading thinkers in the field across Canada and around the world. It was a risk, but now we see the payoff.”

“Professor Louis Taillefer’s distinctive research unravels the exciting new field of superconductivity,” adds Professor Bruno-Marie Béchard, Rector of the Université de Sherbrooke. “Through its innovation and leadership in the field, the Université de Sherbrooke attracts world-recognized experts, such as Louis Taillefer, who team with other leading academics and researchers to literally change the course of mankind with outstanding advances.”

This discovery will help scientists find ways to raise the upper temperature limit, with the ultimate goal of creating room temperature superconductors. If these materials no longer need to be supercooled, it would mean, for instance, that MRI’s would shrink from the size of a garden shed to the dimensions of a laptop. Superconducting power lines would make the transmission of electricity much more efficient. And if researchers can understand electron behaviour in superconductors the way they already understand it in semiconductors, the implication for the next generation of computers is unlimited.

Louis Taillefer: at the heart of matter

Professor and physician Louis Taillefer holds the Canada Research Chair in Quantum Materials at the Université de Sherbrooke, and was named Scientist of the Year by Radio-Canada in 2002, Steacie Fellow by Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada (NSERC), and Fellow of the American Physical Society. His research work is supported in part by NSERC and by the Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies.

About CIFAR

Created in 1982, the Canadian Institute for Advanced Research recruits top Canadian and international researchers to answer complex, multidisciplinary questions that have major impact on public policy, technology, and knowledge creation. Quantum Materials is one of the Institute’s 12 current research programs.

A word about the Université de Sherbrooke

Ranked best university or best French-speaking university in all three major university rankings in Canada, Université de Sherbrooke is also the Canadian leader for royalties from research. Internationally recognized for its outstanding tradition of innovation, Université de Sherbrooke is also renowned for the quality of its forward-looking teaching approaches to the more than 35 000 students who are enrolled in its numerous undergraduate and graduate programs offered by the nine faculties on its six campuses.

Le Québec parmi les 10 nations qui gaspillent le plus les ressources

13 décembre 2007

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Source : Martin Ouellet, La Presse CanadienneQuébec

Malgré les grands discours «verts» du gouvernement Charest, le Québec demeure dans le «top 10» des États qui dilapident le plus les ressources de la planète, a conclu jeudi le commissaire au développement durable, Harvey L. Mead.

Dans son premier rapport remis à l’Assemblée nationale, le commissaire a brossé un tableau sombre et inquiétant du bilan environnemental du Québec, un constat que le ministère du Développement durable s’est empressé de mettre en doute.

Aux yeux de M. Mead, le gouvernement du Québec ne s’est pas encore donné les moyens de ses ambitions «vertes». Par exemple, la loi sur le développement durable n’a pas empêché la Financière agricole, une institution publique, d’allonger 42 millions $ l’an dernier à 57 producteurs de porcs contrevenant aux règlements environnementaux.

«Le gouvernement, par le biais de la Financière agricole, accorde de l’aide financière à des fermiers qui vont à l’encontre des principes édictés par la loi», a déploré le commissaire Mead en conférence de presse, aux côtés du vérificateur général Renaud Lachance.

Sur le plan de la consommation et de la production «responsables», le bilan environnemental du Québec est encore plus troublant. En calculant «l’empreinte écologique» du Québec, le commissaire Mead a constaté «qu’il faudrait trois planètes Terre pour soutenir le mode de vie des Québécois si tous les êtres humains vivaient comme eux».

Sur la même base statistique, le Québec se range parmi les 10 nations «surdéveloppées», qui consomment et produisent en masse, en totale contradiction avec le concept de développement durable, a fait valoir le commissaire en conférence de presse.

À cet égard, le Québec se classe aux côtés de pays comme les Émirats Arabes Unis, les États-Unis et le Koweït.

L’empreinte écologique d’un État est calculée à partir d’une formule complexe tenant compte de la superficie disponible pour le développement d’un territoire donné et la consommation des populations humaines qui y résident.

Plutôt que de prendre acte des conclusions du commissaire Mead, le ministère du Développement durable s’est attaqué à la crédibilité des données statistiques défavorables au Québec.

L’indice de l’empreinte écologique n’est pas un indicateur fiable, a soutenu le sous-ministre adjoint au développement durable, Léopold Gaudreau.

«Dans toute la littérature que nous avons examinée, nous n’avons pas trouvé de pays qui avait retenu cet indice pour mesurer sa performance en matière de développement durable», a-t-il dit à La Presse Canadienne.

À défaut de brosser un tableau fidèle de la réalité, l’empreinte écologique permet à ceux qui s’en réclament «de répandre un message vite», a estimé M. Gaudreau.

Pour avoir un portrait réaliste des progrès et des reculs du Québec en matière de développement durable, les Québécois devront patienter encore quelques mois. De fait, le gouvernement tiendra des consultations publiques en 2008 en vue de se doter d’un indicateur «fiable», a dit le sous-ministre adjoint.

Gaz à effet de serre: 20 ans perdus

17 septembre 2007

Fumee

Source : Sylvain Larocque, Presse Canadienne

La communauté internationale a perdu 20 ans en se traînant les pieds à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, a déploré le directeur exécutif du programme des Nations unies pour l’environnement, Achim Steiner.

De passage dans la métropole québécoise pour souligner le 20e anniversaire du protocole de Montréal sur la couche d’ozone, M. Steiner n’a pas mis de gants blancs pour presser les politiciens et les gens d’affaires à prendre au sérieux la menace que représente le réchauffement de la planète.

D’après lui, la gravité de la situation commande des transformations majeures non seulement dans l’économie mondiale, mais aussi dans la façon dont sont menées les relations internationales.

La réduction des gaz à effet de serre portera un coup dur à certaines entreprises, a convenu Achim Steiner. Dans l’ensemble, toutefois, l’économie sera assez robuste pour accuser le coup sans trop de problèmes, a-t-il avancé, citant la récente étude selon laquelle le coût des changements ne dépassera pas 0,1 pour cent de la valeur totale de la production mondiale.

Mais pour atteindre un jour les objectifs du protocole de Kyoto, puis les dépasser, il faudra d’abord que les pays développés cessent de blâmer les économies émergentes comme la Chine, a estimé M. Steiner.

Interrogé sur la position du gouvernement de Stephen Harper, qui n’entend pas respecter les exigences de Kyoto, le diplomate onusien a refusé de se prononcer.

Le Canada doit réduire l’impact écologique de l’extraction pétrolière

11 mars 2007

Le vendredi 09 mars 2007 Source : François Cardinal La Presse

pollutionusines

Tour à tour, le Conference Board et la Banque TD ont enjoint gouvernements et décideurs à mettre les bouchées doubles pour contrer les changements climatiques. Dans le dossier environnemental, les élus semblent de plus en plus dépassés par les économistes.

Dans un vaste rapport sur la prospérité du pays appelé Projet Canada, le Conference Board exhorte Ottawa et les entreprises à faire du pays une «superpuissance de l’énergie propre». Mais cela ne saurait être possible, ajoute-t-on, qu’en réduisant l’impact environnemental de l’extraction pétrolière.

«Les résultats environnementaux du Canada sont loin d’être exceptionnels», note-t-on en faisant référence, entre autres, à la production issue des sables bitumineux. On déplore sa trop grande voracité en eau et en énergie ainsi que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui lui est imputable.

«Les émissions par unité de pétrole extrait des sables bitumineux sont plus de deux fois celles du pétrole produit par les méthodes conventionnelles, précise-t-on. L’augmentation prévue de la production de pétrole des sables bitumineux nous imposera de limiter ces émissions si nous voulons réduire nos émissions globales de GES à l’avenir.»

Comment les gouvernements et l’industrie peuvent-ils y arriver? En investissant davantage dans la recherche et le développement de solutions technologiques, en encourageant les investissements dans cette même filière et surtout, «en mettant en place des marchés des émissions et des stimulants financiers».

En d’autres termes, on demande à Ottawa de cesser de traîner les pieds et de créer une bourse du carbone au pays, laquelle permettrait de mettre enfin un prix sur la pollution. Dans la même veine d’ailleurs, Services économiques TD a aussi exhorté le gouvernement fédéral, mercredi, à mettre sur pied un tel système d’échange de crédits.

«La mise en oeuvre des régimes de plafonnement et d’échange n’est pas simple, mais une fois mise en place, leurs résultats sont éprouvés», selon l’économiste en chef, Don Drummond. Il invite le Canada à agir rapidement afin de devenir un fournisseur de crédits excédentaires sur la scène internationale.

Si les deux organismes sont sur la même longueur d’onde sur la question des droits d’émissions, ils divergent cependant sur la façon d’inciter l’industrie à agir. Alors que le Conference Board s’en tient aux subventions gouvernementales, TD ose briser un tabou politique au pays en proposant une taxe sur la pollution (aussi appelée taxe sur le carbone).

«Trop souvent, les personnes qui assument les coûts de la subvention (les contribuables) ne sont pas celles qui font l’activité polluante en cause, ce qui contrevient aux principe du pollueur-payeur», note TD.

Rappelons que la semaine dernière, le chef libéral Stéphane Dion a lui aussi osé parler d’une taxe sur le carbone avant de reculer le jour même. Vendredi dernier, M. Dion a indiqué que l’implantation d’un tel outil financier était une «possibilité». Quelques heures plus tard, son bureau publiait un communiqué de presse pour affirmer le contraire.

Fait intéressant, les économistes de TD recommandent aux politiques de laisser tomber l’approche volontaire en environnement au profit de la réglementation. Tout comme l’Institut C.D. Howe l’an dernier, l’organisme croit que la carotte maniée depuis des années par Ottawa doit laisser place au bâton.

«La persuasion présente un problème inhérent d’opportunisme, peut-on lire. Le fardeau de la politique retombe généralement sur les citoyens qui ont le plus de sens moral ou dont les coûts de réduction sont moins élevés. Elle permet à ceux qui ne font rien pour changer leur comportement de jouir néanmoins des avantages des mesures que d’autres prennent, sans en assumer les coûts.»

Le Conference Board, pour sa part, s’attarde davantage à des mesures encadrant le développement durable de la filière énergétique, comme des investissements dans des infrastructures plus efficaces et l’élaboration d’un cadre national énergétique.

Les Québécois attachés à la forêt boréale

6 mars 2007

Tout près de 90 % des Québécois reprochent au gouvernement de ne pas protéger suffisamment le territoire. Pour les trois quarts d’entre eux, cela est d’autant plus déplorable qu’ils jugent que la forêt boréale est surexploitée.

Voilà les principales conclusions d’un sondage CROP mené au cours des derniers jours pour le compte de la coalition Aux arbres citoyens. Obtenue par La Presse, cette enquête sera rendue publique aujourd’hui par voie de communiqué.

Survenant en pleine campagne électorale, à quelques semaines d’une annonce gouvernementale qui a déçu plusieurs groupes écologistes, le dévoilement des résultats de ce sondage montrent un profond attachement des Québécois à la forêt boréale.

Lorsque CROP a précisé aux 500 répondants qu’un peu moins de 5 % du territoire est actuellement voué à la conservation, 87 % ont jugé un tel taux «insuffisant» ou «tout à fait insuffisant».

Au cours de leur mandat qui s’achève, les libéraux n’ont pas été en mesure d’honorer leur promesse de protéger 8 % du territoire. Après avoir modifié le calcul des aires protégées (pour y retirer les terres exploitées, comme l’exigeaient les écolos, le gouvernement n’a pu ajouter que 1 % de territoire pour amener le taux à 4,79 %.

Les Québécois trouvent cela trop peu, d’autant plus qu’une bonne partie de la population se dit inquiète du sort réservé à la forêt boréale : 74 % estiment qu’elle est actuellement surexploitée, un taux qui grimpe à 82 % chez les 18-34 ans. Seulement 18 % de la population pense qu’elle est gérée adéquatement.

Rappelons que le rapport Coulombe recommandait la protection de 12 % de la forêt boréale d’ici 2010. Dans leur plateforme électorale, aucun parti ne promet de protéger une portion donnée de la forêt boréale, plutôt une portion de l’ensemble du territoire québécois.

Le Parti libéral promet de faire grimper le taux de protection à 8 % d’ici 2010, tandis que le Parti québécois s’est engagé à protéger 12 % du territoire 10 ans après avoir pris le pouvoir. L’Action démocratique du Québec n’a pas pris position sur ce sujet.

Pourtant, les répondants se disent majoritairement favorables aux conclusions du rapport Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise (91 %). Ils s’avouent d’ailleurs sceptiques quant à la volonté du gouvernement d’y donner suite. Seulement 35 % des répondants croient que Québec va privilégier cette voie.

Pis encore, les Québécois ne font confiance ni au gouvernement ni aux compagnies forestières pour pratiquer «une gestion harmonieuse» de la forêt. Moins du tiers des Québécois ont «tout à fait confiance» (3 %) ou « assez confiance « (28 %) au gouvernement. Pour l’industrie, ces chiffres sont respectivement de 2 % et de 15 %.

Le sondage CROP a été mené du 28 février au 4 mars derniers auprès de 500 personnes. Les résultats sont précis à 4,4 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.

L’initiative Aux arbres citoyens ! est pilotée par la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) Nature Québec/UQCN et le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE). L’objectif est de diriger les projecteurs sur l’importance de la protection de la forêt boréale et du réseau d’aires protégées au Québec.

Tournant le dos au rapport Coulombe l’organisme Greenpeace a choisi de mener sa propre croisade. Il demande au gouvernement d’adopter un moratoire sur la coupe et le développement industriel sur 118 000 km2 de forêt boréale commerciale intacte et sur 180 000 km2 de forêt boréale au nord de la limite de coupe.

Détroit de Gibraltar : la pollution fait périr les baleines

22 février 2007

Source : Agence France-Presse Madrid

gibraltar

Des scientifiques et défenseurs de la nature ont dénoncé mercredi en Espagne la mort inhabituelle de six cétacés en trois mois dans le détroit Gibraltar, probablement à cause de la pollution.

«Depuis trois mois, six animaux de cette espèce (des baleines pilotes) presque tous adultes et bien alimentés, ont disparu», selon le Centre de récupération des espèces marines menacées du gouvernement régional andalou.

Cette mortalité totalement inhabituelle représente 2 % des baleines pilotes du détroit de Gibraltar, où vivent environ 260 cétacés de ce type, ont dénoncé l’Association de défense de la nature WWF/Adena et le Groupe de recherches sur les cétacés (Circe) dans un communiqué.

«La principale hypothèse envisagée est la pollution marine des eaux du détroit, après plusieurs déversements de déchets», comme celui du navire Sierra Nava, échoué fin janvier sur la côte d’Algésiras et qui a perdu plus de 100 tonnes de carburant pur.

WWF et le Circe demandent des mesures pour mettre fin à ce grave problème, comme une surveillance accrue et des mesures exemplaires pour éviter de nouveaux incidents dans ce détroit traversé chaque année par plus de 90 000 navires.

2006 confirme la tendance au réchauffement de la planète

7 janvier 2007

janvier_washington_dc Le dimanche 07 janvier 2007 Source : Agence France Presse

Plus de 45 degrés le 1er janvier à Sydney, 60 000 km2 de banquise en moins dans l’Arctique, le bilan 2006 de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme la tendance au réchauffement de la planète, a affirmé dimanche son secrétaire général Michel Jarraud.

Évoquant 2007, M. Jarraud a également estimé que le phénomène El Nino dans le Pacifique contribuerait «à des températures plus élevées en 2007», soulignant par ailleurs que le réchauffement global est «provoqué en grande partie par des émission de gaz à effet de serre d’origine humaine (…) qui continuent à augmenter».

2006 est «pour la planète, la 6ème année la plus chaude, la 4ème pour l’hémisphère nord», selon les données recensées auprès des 187 météorologies nationales adhérentes de cette organisation des Nations unies, a indiqué M. Jarraud.

Elle a été une «année presque record, juste après 2005, pour la faible étendue de la banquise en Arctique» où l’OMM a calculé une «déperdition annuelle d’à peu près 60 000 km2, soit la Belgique plus les Pays-Bas», a ajouté M. Jarraud.

L’expert a précisé que l’on avait vu «des températures anormalement douces en début et en fin d’année», dont des températures de plus de douze degrés au dessus des moyennes saisonnières au nord de la Norvège en janvier et en avril.

Il cite aussi des «chaleurs extrêmes», avec notamment à Sydney (Australie) une température de presque 45 degrés le 1er janvier 2006.

Autre indices inquiétants: «toute une série d’événements extrêmes», comme des sècheresses très importantes dans la corne de l’Afrique suivies d’«inondations dévastatrices» dans les mêmes régions ou dans des régions «plus inattendues comme le Sahara ou le Niger», a-t-il dit.

L’élévation du niveau des mers est estimée d’ici 2100 «de 10 à 90 cm, soit en moyenne autour de 50 cm», a souligné M. Jarraud, ce qui est «considérable et catastrophique» pour des îles de l’océan Indien ou Pacifique ou des villes en bord de mer qui risquent d’être en partie ou entièrement englouties.

Le sort de la planète inquiète les Québécois

23 décembre 2006

Nuage de pollution

Source : SONDAGE SOM - LA PRESSE - LE SOLEIL, Mario Girard, La Presse 23 décembre 2006

Les Québécois demeurent les citoyens au monde les plus préoccupés par l’avenir de leur planète. Avec le temps, ils ont aussi appris que c’est aux pollueurs de payer les pots cassés.

Selon un sondage SOM-La Presse-Le Soleil, 90 % des Québécois sont maintenant convaincus des dangers liés au réchauffement de la planète. Les Américains le sont à 77%, les Français à 51% et les Suisses à 75%*.

Quand on demande aux Québécois s’ils seraient prêts à accepter une augmentation d’impôt pour lutter contre les changements climatiques, ils répondent non dans une proportion de 56%. Ce résultat ne déçoit pas Jérôme Normand, directeur général d’Environnement Jeunesse.

«Je ne suis pas surpris, dit cet écologiste. Viser les impôts, c’est la crainte de tous. Il faut plutôt créer des moyens pour remercier ceux qui font des gestes positifs et songer à des solutions qui cibleront les pollueurs.»

C’est sans doute ce message que veulent envoyer les Québécois quand, dans une proportion de 58,5%, ils se disent «très favorables» et «assez favorables» à une taxe supplémentaire pour les voitures et autres véhicules personnels à grosses cylindrées.

«Quand on regarde la nouvelle politique environnementale, on se rend compte qu’elle insiste beaucoup plus sur l’engagement citoyen, reprend Jérôme Normand. Prenez l’exemple de la taxe imposée aux automobilistes qui veulent se rendre au centre-ville de Londres. C’est vers cela qu’on s’en va et les Québécois l’ont compris.»

Mais pour Hugo Séguin, la bonne nouvelle se trouve dans les 44% de personnes qui accepteraient une hausse d’impôt pour résoudre le problème des changements climatiques. «Pensez-y, c’est une part non négligeable, dit-il. Je trouve cela extrêmement encourageant.»

Vivement l’énergie éolienne

Le sondage aborde également le sujet de l’énergie éolienne. On y apprend que 91% des Québécois sont «très favorables» et «assez favorables» à l’exploitation de cette énergie renouvelable. Ces données réjouissent au plus haut point Hugo Séguin. «Ça démontre qu’on a compris beaucoup de choses, dit-il. Je pense que le débat sur la centrale thermique du Suroît a permis aux gens de voir plus clair.»

On a aussi demandé aux personnes sondées quel serait selon elles le meilleur maître d’œuvre pour le projet éolien au Québec. Alors que 30% ont choisi Hydro-Québec ou le secteur public, 56,4%, optent pour un partenariat public-privé.

«Le fameux partenariat public-privé dans l’éolien, ça demeure encore une question ambiguë pour les écologistes, dit Jérôme Normand. Chose certaine, il y a une expertise québécoise qui s’implante mais il faut rester vigilant quant à son exploitation.»

Des résultats entourant cette question, Hugo Séguin retient qu’une minorité de gens (19%) appuient le secteur privé comme principal acteur dans l’éolien. «En fait, vous auriez dû mettre une quatrième catégorie, dit-il. Celle du communautaire. Les principes mêmes de l’énergie éolienne reposent là-dessus.»

Ce sondage a été réalisé au téléphone entre le 13 et le 20 décembre. Mille entrevues ont été réalisées grâce à un échantillonnage d’adultes représentatif de toutes les régions du Québec. La marge d’erreur se situe à 4,4 points de pourcentage.

  • Sondages réalisés pour le compte de l’Université de l’Oregon (États-Unis), par CSA-Canal+ (France) et par le Département fédéral de l’environnement (Suisse), respectivement.

Noël, un cauchemar environnemental?

12 décembre 2006

Cadeaux de Noël Source : Marianne White, Le Soleil

Pour plusieurs, Noël est un temps de réjouissances et l’occasion de donner et de recevoir des cadeaux. Pour certains, c’est un cauchemar environnemental. Les pellicules de plastique, les assiettes en carton, le beau papier d’emballage métallique, rien de tout cela ne va au bac à recyclage.

Afin d’engraisser un peu moins les lieux d’enfouissement, il est possible d’opter pour des emballages plus verts. Les papiers qui ne contiennent pas de brillants et ceux qui ne sont pas plastifiés ou métalliques peuvent être mis au recyclage, tout comme le papier de soie. Il est recommandé de les plier sommairement avant de les placer dans le bac de recyclage. «En cas de doute, placez-les dans le bac. Si jamais le papier ne se recycle pas, il sera enlevé au centre de tri», recommande Sophie Langlois de Recyc-Québec.

Trucs «éconologiques»

Les populaires sacs-cadeaux peuvent être réutilisés ou placés au recyclage s’ils ne sont pas plastifiés ou métallisés. Les autres papiers d’emballage non recyclables peuvent être conservés pour l’année suivante ou s’ils sont trop abîmés, gardez-les pour faire du bricolage. Mme Langlois suggère d’éviter d’ensevelir les cadeaux sous une montagne de papier, de ruban et de choux. Optez plutôt des sacs en tissu ou réutilisables et faites aller votre imagination en utilisant des pages de magazine, de vieux calendriers ou du papier recyclé. Vous pouvez aussi transformer vos cartes de Noël de l’an dernier en cartons d’identification pour les cadeaux ou décorer de vieilles boîtes pour leur donner un look des Fêtes.

Plusieurs de ces trucs demandent du temps, alors pourquoi ne pas en profiter pour le faire en bonne compagnie!