Noël, un cauchemar environnemental?

12 décembre 2006

Cadeaux de Noël Source : Marianne White, Le Soleil

Pour plusieurs, Noël est un temps de réjouissances et l’occasion de donner et de recevoir des cadeaux. Pour certains, c’est un cauchemar environnemental. Les pellicules de plastique, les assiettes en carton, le beau papier d’emballage métallique, rien de tout cela ne va au bac à recyclage.

Afin d’engraisser un peu moins les lieux d’enfouissement, il est possible d’opter pour des emballages plus verts. Les papiers qui ne contiennent pas de brillants et ceux qui ne sont pas plastifiés ou métalliques peuvent être mis au recyclage, tout comme le papier de soie. Il est recommandé de les plier sommairement avant de les placer dans le bac de recyclage. «En cas de doute, placez-les dans le bac. Si jamais le papier ne se recycle pas, il sera enlevé au centre de tri», recommande Sophie Langlois de Recyc-Québec.

Trucs «éconologiques»

Les populaires sacs-cadeaux peuvent être réutilisés ou placés au recyclage s’ils ne sont pas plastifiés ou métallisés. Les autres papiers d’emballage non recyclables peuvent être conservés pour l’année suivante ou s’ils sont trop abîmés, gardez-les pour faire du bricolage. Mme Langlois suggère d’éviter d’ensevelir les cadeaux sous une montagne de papier, de ruban et de choux. Optez plutôt des sacs en tissu ou réutilisables et faites aller votre imagination en utilisant des pages de magazine, de vieux calendriers ou du papier recyclé. Vous pouvez aussi transformer vos cartes de Noël de l’an dernier en cartons d’identification pour les cadeaux ou décorer de vieilles boîtes pour leur donner un look des Fêtes.

Plusieurs de ces trucs demandent du temps, alors pourquoi ne pas en profiter pour le faire en bonne compagnie!

Kyoto part en fumée

20 octobre 2006

Partir en fumée

Source : Gilles Toupin, La Presse Ottawa, le 20 octobre 2006

Le gouvernement Harper a accouché hier d’un plan vert controversé qui établit qu’il faudra près d’un demi-siècle pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays.

Les conservateurs ont clamé de plus qu’ils étaient le premier gouvernement de toute l’histoire du Canada à introduire des mesures obligatoires pour combattre la pollution atmosphérique.

«Auparavant, a déclaré la ministre de l’Environnement, Rona Ambrose, les objectifs volontaires étaient établis en fonction de ce que l’industrie jugeait acceptable. Cette loi est historique, d’autant plus que nous sommes le premier gouvernement à réglementer et à appliquer des objectifs d’émissions.»

Ce vaste plan, promis depuis longtemps par les conservateurs, a été très mal reçu par l’opposition et par les groupes de défense de l’environnement, qui affirment que les grands pollueurs -notamment l’industrie pétrolière- ont été scandaleusement ménagés par le projet de loi et que le Canada a renoncé à respecter ses engagements de réduction de GES pris à Kyoto.

Le plan du gouvernement fédéral n’établit pas, en effet, de cibles à court terme pour la réduction des gaz à effet de serre. Il prévoit simplement que les mesures contraignantes qui seront adoptées feront en sorte queles émissions de GES seront réduites en 2050 de 45 à 65% par rapport aux émissions de 2003.

En fait, comme l’a reconnu la ministre Ambrose hier lors d’une entrevue avec La Presse, si l’on utilise le repère de Kyoto, soit 1990, le plan conservateur fera en sorte que ces émissions de GES pourraient être réduites, dans le meilleur des scénarios, d’environ 50% en 2050.

Entre-temps, Ottawa établira, après des consultations de trois ans avec les grandes industries polluantes, des limites d’émissions à court et à moyen terme selon la méthode dite d’intensité. Cette méthode exigera des industries qu’elles réduisent leurs émissions de GES par unité de production. Le problème avec cette méthode, estiment ses opposants, c’est que dans le cas d’une augmentation de la production de certaines industries, aucun plafond d’émissions n’est fixé, ce qui risque de provoquer une augmentation plutôt qu’une diminution des émissions globales.

«À court terme, notre proposition est réaliste, se défend la ministre, parce qu’il est impossible de procéder à des réductions absolues dès maintenant. Il faut la technologie. Nous ne l’avons pas. Il nous faut pouvoir capter les GES et les entreposer. Pour cela, il faut commencer à réglementer les grosses industries comme celles du pétrole et du gaz. C’est alors qu’elles investiront dans la technologie de captage des GES.»

Selon le projet de loi, les grands pollueurs, incluant les pétrolières, selon ce qu’a assuré Mme Ambrose à La Presse, commenceront à être asservis à certaines réglementations dès 2010 mais il faudra attendre l’année 2020 pour que des cibles d’émissions des polluants atmosphériques qui produisent le smog soient en place.

Mme Ambrose a rejeté hier les critiques de ceux qui lui reprochent de reporter aux calendes grecques la réduction de la pollution atmosphérique et des GES.

«Il y a des réductions dès maintenant, a-t-elle assuré. Par exemple, le crédit d’impôt que nous avons instauré pour le transport en commun équivaut au retrait de 56 000 voitures des routes chaque jour. C’est beaucoup d’émissions de GES en moins. Notre cible pour le secteur de l’automobile en 2010 de 5,3 mégatonnes représente quelques centaines de milliers de véhicules de moins sur les routes. Ce sont là des réductions immédiates. Et ce n’est qu’un début.»

La ministre estime que les industries en général ont démontré dans le passé leur rapidité d’adaptation aux changements. «Je suis persuadée, a-t-elle affirmé à La Presse, que les industries atteindront les cibles de réduction beaucoup plus vite que les dates butoirs que nous avons imposées.»

Le gouvernement mettra au point également d’ici 12 mois une réglementation pour réduire davantage les émissions de polluants atmosphériques des motocyclettes, des moteurs hors-bord, des motomarines, des motoneiges, des véhicules tout-terrain, des camions et des autobus, des moteurs diesels et de l’équipement hors route utilisé dans les secteurs de la construction, de l’industrie minière, de la foresterie et de l’agriculture.

Panoplie d’amendements

Malgré toutes ces initiatives, il est peu probable, selon les partis de l’opposition qui représentent la majorité aux Communes, que ce plan vert passe l’épreuve du Parlement. Pour le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique, c’est un projet de loi mort-né «fait en Alberta et écrit à Washington», pour employer l’expression lancée par le chef bloquiste Gilles Duceppe hier. Pour les libéraux, seule une panoplie d’amendements significatifs au projet pourrait les convaincre d’appuyer le plan conservateur.

La Loi canadienne sur la qualité de l’air comporte aussi un important volet sur la pollution atmosphérique qui permettra de réglementer un plus grand nombre de produits de consommation et commerciaux.

Le projet de loi met aussi de l’avant de nouvelles mesures pour assurer aux Canadiens une meilleure qualité de l’air intérieur. Le ministre de la Santé, Tony Clement, s’est d’ailleurs dit convaincu hier que la Loi canadienne sur la qualité de l’air «fera beaucoup pour améliorer la santé d’un grand nombre de Canadiens».

Le nouveau gazole tiendra-t-il ses promesses?

18 octobre 2006

Diesel

Source : Alain McKenna, La Presse

Collaboration spéciale

Depuis le 15 octobre, avec un mois et demi de retard, les stations-service d’Amérique du Nord vendent du gazole dont la teneur en soufre a été sérieusement réduite.

Plus propre, ce carburant permet aux constructeurs automobiles d’utiliser des filtres plus puissants afin d’éliminer jusqu’à 90% des émissions polluantes causées par sa combustion. Mais on n’en verra les effets qu’en 2020, avertit Environnement Canada. Le mot d’ordre? Patience…

À lire aussi : » Un marché qui pourrait tripler dans les prochaines années

Le 1er juin dernier, les raffineries de pétrole de l’Amérique du Nord ont commencé à produire du gazole ultrafaible en soufre (DUFS). Selon les normes de l’Environmental Protection Agency américaine (EPA), l’industrie devait se conformer à une nouvelle réglementation, selon laquelle on ne doit pas trouver plus de 15 parties par million (ppm) de soufre dans le carburant diesel. Auparavant, la loi autorisait une proportion maximale allant jusqu’à 500 ppm.

Des défis techniques imprévus dans les procédés d’approvisionnement ont cependant forcé l’EPA et Environnement Canada à réviser ces chiffres. Comme l’explique le ministère fédéral canadien, la teneur en soufre du gazole ne devra finalement pas dépasser 22 ppm, et non 15 ppm, en raison de changements similaires apportés au règlement américain.

Cette modification a été effectuée pour donner à l’industrie une certaine marge de manoeuvre au cours de la transition. En effet, le réseau de distribution devra être rapidement nettoyé pour éliminer le gazole à forte teneur en soufre, puisque tout contact avec ce produit pourrait contaminer le DUFS et augmenter la proportion de soufre qu’il contient.

Autrement dit, les raffineurs s’efforcent de faire les modifications nécessaires en vue de respecter l’échéance, mais tous n’y arriveront pas. Même si la réglementation entrée en vigueur ces jours-ci est connue de tous depuis au moins 10 ans, selon l’Institut canadien des produits pétroliers (ICPP). En assouplissant la loi, Environnement Canada espère que beaucoup moins de produits non conformes au règlement sur le DUFS pourront quitter les raffineries.

Ce qui ne veut pas dire que le gazole qui se trouve dans le réservoir de votre Jetta TDI, si vous avez fait le plein la semaine dernière, n’est pas déjà conforme aux nouvelles normes. Selon Louis-Philippe Gariépy, porte-parole de Shell Canada, plusieurs stations-service au Québec vendent déjà du gazole ultrafaible en soufre depuis quelques semaines.

«À notre raffinerie de Montréal-Est, nous produisons du DUFS depuis le mois de mai, dit-il. Nous appuyons la nouvelle réglementation et, si la date de vente au détail a été fixée au 15 octobre, nous allons nous y conformer.»

Pour y parvenir, Shell Canada a déboursé 400 millions. Au total, ce sont 2,5 milliards qu’a dépensés l’industrie pétrolière canadienne, selon l’ICPP, une facture qui sera sans doute refilée aux clients.

L’effort des constructeurs

Tout cela exige des constructeurs d’automobiles qu’ils révisent la conception de leurs moteurs diesel. Du moins, pour ceux qui vendaient déjà de tels moteurs sur le marché nord-américain. C’est ce qui explique, par exemple, que Volkswagen Canada ait révisé sa technologie TDI, pour 2007. Même chose pour le groupe Chrysler et sa filiale Jeep, qui connaissait du succès avec son Liberty CRD, un petit VUS à moteur diesel.

Les autres constructeurs seront aussi invités à ne pas négliger le diesel puisque certains États américains (et peut-être le Canada) voient d’un bon oeil l’arrivée du nouveau gazole. Sans parler de l’Europe, qui est en train de mettre au point des normes encore plus sévères pour 2009.

Bref, le temps que les constructeurs se conforment aux nouvelles règles, il faudra attendre quelques années avant de voir de nouveaux modèles à moteur diesel chez les concessionnaires.

Autrement dit, le «nouveau» carburant diesel arrive enfin, mais l’automobile propre à moteur diesel ne se matérialisera pas instantanément. Encore une fois, il faudra s’armer de patience.

courriel Pour joindre notre collaborateur: alain.mckenna@lapresse.ca

Les Québécois ont plus peur du réchauffement que les autres Canadiens

16 avril 2006

Source : Lia Lévesque Presse Canadienne, Montréal

rechauffement

Les Québécois semblent particulièrement sensibles aux questions environnementales, plus encore que les autres Canadiens.

Un sondage Léger marketing, remis à la Presse Canadienne, indique en effet qu’ils sont plus nombreux à craindre le réchauffement de la planète et plus nombreux à admettre qu’ils pourraient faire plus d’efforts pour éviter ce réchauffement.

Ainsi, 54 pour cent des Québécois admettent qu’ils ont peur des conséquences du réchauffement climatique, contre 44 pour cent des Ontariens, voire 37 pour cent des Albertains.

À l’échelle du pays, 45 pour cent des Canadiens avouent craindre le réchauffement de la planète.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les jeunes ne sont pas plus inquiets que les répondants des autres catégories d’âge. Ainsi, 48 pour cent des 18-24 ans disent craindre le réchauffement planétaire, soit la même proportion que les 45-54 ans et les 55-64 ans.

Efforts personnels

La tendance est la même pour ce qui est des efforts personnels pour contrer le réchauffement climatique.

Soixante pour cent des Québécois se disent prêts, dans leurs activités quotidiennes, à faire plus pour contrer le réchauffement de la planète, alors que 51 pour cent des Ontariens manifestent la même ouverture, voire 45 pour cent des citoyens des Maritimes.

Dans la même veine, seulement 9 pour cent des Québécois disent faire «très peu ou aucun effort» pour contrer ce phénomène climatique et n’avoir pas l’intention d’en faire plus. Ailleurs au pays, 15 pour cent des Ontariens, voire 23 pour cent des citoyens des Maritimes avouent faire très peu d’efforts, voire aucun, et n’ont pas l’intention d’en faire davantage.

Cette fois encore, l’âge du répondant est un facteur influent, mais qui donne des réponses surprenantes.

Ainsi, ceux qui estiment prendre déjà tous les moyens possibles pour éviter le réchauffement de la planète sont non pas les jeunes, mais les plus âgés. En effet, 45 pour cent des répondants âgés de 65 ans et plus estiment déjà faire tout ce qu’ils peuvent, alors que cela est le cas pour seulement 17 pour cent des répondants de 18 à 24 ans.

Dans la même veine, seulement 27 pour cent des répondants âgés de 65 ans et plus admettent qu’ils pourraient faire plus pour contrer le réchauffement de la planète, alors que c’est le cas de 63 pour cent des 25-34 ans.

Les réponses à cette question varient également selon le sexe; les hommes admettant plus souvent que les femmes faire «très peu ou aucun effort» pour contrer le réchauffement climatique et n’avoir pas l’intention d’en faire davantage.

Le sondage a été réalisé auprès de 1500 répondants, du 21 au 26 mars. Il comporte une marge d’erreur de 2,6 pour cent, 19 fois sur 20. Pour les résultats ne traitant que du Québec, la marge d’erreur est de 4,9 pour cent, l’échantillon étant plus petit.

La planète risque de se réchauffer de plus de 3 degrés Celsius

14 avril 2006

Source : Agence France-Presse Le vendredi 14 avril 2006

terre

La température de la planète risque de croître de plus de 3 degrés Celsius au cours des décennies à venir compte tenu des projections optimistes d’émissions de gaz à effet de serre, a prévenu vendredi le conseiller scientifique du gouvernement britannique.

“L’augmentation de la température pourrait bien être supérieure à 3 degrés Celsius” si l’on tient compte des projections optimistes des émissions de dioxyde de carbone, a affirmé vendredi le professeur David King, qui publie un rapport intitulé “Eviter un changement climatique dangereux”.

“Nous parlons ici de quelque chose qui va jouer sur des décennies, nous parlons de 100 ans ou à peu près”, a-t-il précisé. “Ce sera un défi majeur pour les pays en voie de développement.”

Le professeur King estime qu’une telle augmentation de la température exposerait à la famine jusqu’à 400 millions de personnes dans le monde et entre 1,2 et 3 milliards de personnes souffriraient d’un accès insuffisant à l’eau.

Il assure également qu’une telle augmentation provoquerait une chute de la production de céréales dans le monde de l’ordre de 20 à 400 millions de tonnes.

Enfin, peu d’écosystèmes seraient capables de s’adapter à de telles températures.

Ces prédictions s’appuient sur des émissions de l’ordre “de 500 parties par million (ppm) dans l’atmosphère (soit) probablement ce que nous pouvons réaliser de mieux à travers un accord global”, a précisé le professeur King sur la BBC.

Selon lui, ce niveau d’émissions est deux fois celui de l’ère pré-industrielle.

Le gouvernement britannique et l’Union européenne se sont donnés pour objectif à long terme de limiter à 2 degrés Celsius l’augmentation de la température de la planète par rapport aux niveaux de l’époque préindustrielle.

Toutefois, “nous ne devons pas céder au découragement en disant qu’il n’y a rien à faire et donc continuer à vivre comme on l’a fait jusqu’ici”, a prévenu le scientifique. “Il est très important de comprendre que nous pouvons gérer le risque pour nos populations”.

“Si nous allons au-delà de 500 parties par million, nous allons atteindre des augmentations de température et du niveau des mers au cours du siècle à venir qui seront extrêmement difficiles à gérer pour les populations de la planète”, a-t-il mis en garde.

Le professeur King a également critiqué les responsables politiques qui placent tous leurs espoirs dans les nouvelles technologies pour maîtriser le changement climatique. “Il y a une différence entre optimisme et avoir la tête dans le sable”, a-t-il déclaré.

Pour lui, il est impératif que les discussions en cours sur le changement climatique aient comme postulat de départ “cette position qui fait consensus au sein de la communauté scientifique”.

dlm/sg

Le commerce au détail prend le virage vert

26 mars 2006

Source : Guy Benjamin, Le Soleil 24 mars 2006

sacs

La deuxième offensive visant à réduire l’utilisation des sacs de plastique pourrait être la bonne. Cette fois, la prise de conscience par la population du problème environnemental est très forte.

À tel point que tous les commerces s’étant lancé récemment dans la distribution de sacs réutilisables en plastique recyclé ou en coton ont de la difficulté à répondre à la demande. Les marchés d’alimentation ne sont pas les seuls à prendre le virage vert.

La Société des alcools achève la vente de 84 000 sacs de coton permettant de transporter quatre bouteilles en toute sécurité. Les grandes chaînes de pharmacies Uniprix et Jean Coutu auront bientôt leurs sacs.

Une première offensive lancée au début des années 1990 pour convaincre les consommateurs de réutiliser les sacs de plastique avait connu un succès mitigé et éphémère. Les 3 ¢ pour un sac de plastique et 5 ¢ pour un sac de papier réutilisé n’avaient pas convaincu les consommateurs.

«La population n’était pas prête il y a 15 ans», croit Anne-Hélène Lavoie, de Sobey’s-IGA. Différent cette fois, alors que IGA a écoulé tous les sacs de coton offerts à la clientèle à 3,99 $ depuis décembre 2004. Les sacs étaient restés dans l’entrepôt à la suite de l’insuccès d’un premier virage vert.

Cette fois, ça marche et IGA lancera prochainement un sac fait de plastique recyclé, «fabriqué au Québec», tient à préciser Mme Lavoie. La chaîne d’alimentation prend au sérieux le virage vert au point de tenter l’expérience, dans 17 IGA de la région de Québec, de récupérer les sacs de plastique si néfastes pour l’environnement. Les sacs récupérés se transformeront en sacs recyclés.

Au début de l’année, Métro vendait 1 $ des sacs de plastique recyclés. Ce fut un succès fou alors que 700 000 sacs ont trouvé preneurs en 10 jours. Les consommateurs soucieux de leur environnement devront attendre un mois avant de pouvoir remettre la main sur d’autres sacs recyclés.

La chaîne Loblaws-Provigo offre dans certains supermarchés une solution de rechange au sac de plastique, le maxi-bac, au coût de 2,99 $. Mais prochainement, un sac recyclable et réutilisable fera son apparition.

Question de prix

Les sacs de plastique recyclé de Métro proviennent de la Chine, tout comme les sacs de coton vendus à 2,25 $ par la Société des alcools. Huit entreprises ont répondu à l’appel d’offres de la SAQ.

Six offraient des sacs fabriqués en Chine, précise Linda Bouchard. La porte-parole de la SAQ ajoute que les sacs québécois auraient coûté cinq fois plus cher.

Vendre un sac à 10 $ aurait été un irritant majeur au point de faire échouer le virage vert, croit Mme Bouchard. La SAQ utilise 40 millions de sacs de plastique par année, soit 2 % des quelque deux milliards de sacs qui se retrouvent dans l’environnement québécois tous les ans.

La collecte sélective permet à 60 % de la population du Québec de se débarrasser des sacs de plastique en respectant l’environnement. Ce qui ne veut toutefois pas dire que 60 % des sacs sont recylés.

Chez Recyc-Québec, on déplore le fait que beaucoup de gens envoient encore les sacs de plastique à la poubelle plutôt qu’au recyclage.

Deux fois plus d’ouragans dans l’avenir

18 mars 2006

Source, Mathieu Perreault, La Presse, Le samedi 18 mars 2006 Ouragan

Une nouvelle étude confirme que le réchauffement de la planète fait augmenter le nombre d’ouragans. Cette étude prouve que le facteur déterminant est la hausse de la température de surface des océans tropicaux.

« Quelques jours après l’ouragan Katrina, nous avons publié une étude montrant que le nombre d’ouragans augmentait à cause de l’effet de serre «, explique l’une des auteures de l’étude, la climatologue Judy Curry de l’Institut de technologie de Georgie, à Atlanta. « Mais elle avait été attaquée parce qu’elle ne tenait pas compte de facteurs qui sont moins influencés par les changements climatiques. Nous avons fait une nouvelle analyse pour écarter ces critiques. »

Au cours des prochaines années, il vaudrait mieux éviter d’aller dans les Caraïbes ou le golfe du Mexique à la fin de l’été, selon Mme Curry. « Les ouragans ont un cycle de 70 ans. Au pic de ce cycle, il y a davantage d’ouragans. Le prochain pic aura lieu entre 2020 et 2025. Or, le nombre d’ouragans est déjà de 50 % plus élevé que lors du dernier pic, dans les années 50. »

Le cycle de 70 ans comprend une période variant entre 20 et 30 ans au cours de laquelle le nombre d’ouragans augmente rapidement puis revient à la normale. La dernière période intense d’ouragans, qui a commencé dans les années 30, a frappé la culture populaire américaine, inspirant des films comme Key Largo.

La période intense actuelle a débuté en 1995, selon l’Administration océanique et atmosphérique du gouvernement américain, qui a commencé à publier des avertissements saisonniers de risque d’ouragans en 1998. Le record d’ouragans majeurs est de huit et a été établi en 1950. Ce record a presque été battu l’an dernier, qui a connu sept ouragans majeurs.

L’étude de Mme Curry, publiée dans la revue Science, portait sur les ouragans de tous les océans tropicaux. Elle veut maintenant se pencher plus particulièrement sur les ouragans de l’Atlantique-Nord.

Le Groenland fond de plus en plus vite

3 mars 2006

Source : Agence Science-Presse, Cyberpresse.ca Vendredi 3 mars 2006

Imaginez tout un continent qui se déplace et se jette dans la mer. À peu de choses près, c’est ce que le Groenland est en train de faire, lui dont la fonte des glaces est en train d’atteindre une vitesse jamais vue.

Le Groenland, c’est une énorme île —1,7 million de kilomètres carrés, soit presque la taille du Mexique— mais recouverte de 3 kilomètres de glace. Faites fondre toute cette glace et le niveau des eaux s’élève de près de sept mètres sur l’ensemble de la planète.

Une fonte totale est un scénario qui ne se produira pas avant des milliers d’années, ont toujours dit les glaciologues. Aujourd’hui, ils n’en sont plus aussi sûrs. Les calculs publiés la semaine dernière dans la revue Science confirment le scénario du pire évoqué ces dernières années: la fonte s’accélère. Dans l’immédiat, à défaut de pouvoir prédire l’avenir du Groenland, ce sont les prévisions sur la hausse du niveau des mers d’ici 2100 qu’il faudra revoir à la hausse. […]

Journal Personnel IV

22 février 2006

Avec le revirement actuel au sein du gouvernement fédéral, l’ensemble de la population canadienne se trouve littéralement sur son qui-vive. Spécialement parce que le leader du nouveau parti conservateur élu, Stephen Harper, transmet l’entité de ses convictions personnelles « de droites » aux idéologies unanimes de son organisation politique. Le parti conservateur est peut-être minoritaire mais il se trouve véritablement positionné pour diriger le Canada vers une humiliation similaire à celle que connaissent les Américains en ce qui concerne son importante responsabilité vis-à-vis Kyoto et l’environnement. Les différentes positions du premier ministre par rapport aux activités humaines dans le pays sont jugées radicales et de courtes mesures par une majeure partie des médias locaux. Cela m’inquiète car chaque jour, je lis des textes qui me rendent de plus en plus anxieux face à notre commun objectif, celui de réduire la pollution à un niveau acceptable internationalement. Personnellement, je juge la décision du parti conservateur d’ignorer l’engagement du Canada à respecter le protocole de Kyoto définitivement inapproprié.

Lorsque je constate dans les journaux et magazines que le réchauffement de la planète est encore plus grave que prévu et que, selon le nouveau ministre de l’immigration, Monte Solberg, le Canada ne pourrait honorer ses engagements qu’en bannissant d’un océan à l’autre, tous les déplacements en avion, en auto et en train. Qu’il devrait aussi abandonner son secteur manufacturier, fermer ses mines ainsi que l’ensemble de ses chantiers de construction… je chavire! Le parti libéral qui était récemment au pouvoir ainsi que le nouveau parti conservateur préconisent tous deux les subventions qui mènent, sans aucun doute, l’exploitation des sols bitumineux en Alberta à un intolérable apogée! Mes résolutions pour l’an 2006 se voient affectées par cette situation. Je fais tous les jours de gros efforts pour conserver mon sourire et ma prospérité tout en suivant l’actualité. Difficile lorsque la planète et ses saisons sont chambardées!

Étant une personne qui peut, tout comme son père, « monter sur ses grands chevaux » en se racontant à lui-même les évènements qui perturbent son existence, une femme vient illuminer la voie qui me mène progressivement à cet ultime rêve que je pensais être seul à m’imaginer. Mon utopie, aller où le vent m’emportera et humer d’un air pur aux doux parfums naturels! Je voudrais tant transmettre à mes concitoyennes et concitoyens la vertu de cette récente découverte technologique : la voiture autosuffisante en hydrogène. J’aimerais inciter notre oligarchie à développer le transport durable, à importer, bâtir, développer des stationnements incitatifs innovateurs, des autobus fonctionnant à l’air comprimés, des trains de banlieue sur des rails électrifiées. Adoptons donc le modèle de nos cousins européens! Qu’attendons nous pour remplacer les murs « anti-sons » faits de béton armé aux abords des routes par de simplistes montagnes de terre et de gravelle où jolis saules échevelés et plantes fascinantes joncheront le sol, nourriront la faune et contribueront à la purification et à la décontamination de l’air et de la terre.

Oui, je désirerais posséder les ailes d’un ange pour m’élever droit vers de hautes altitudes sans avoir à pervertir ma santé avec ce smog infernal qui va et vient, part et revient… toujours plus résistant avec le temps! Ô cher lecteur, ne suis-je qu’un rêveur solitaire qui a trop rêvé? Permettez-moi de vous avouer que la fortune m’a bien prouvé le contraire, je ne suis finalement pas seul à partager ces dites pensées. La lueur d’espoir que je convoitais tant illumine dorénavant mon chemin : cette lumière étincelante émane des yeux, de l’âme et du cœur de ma douce partenaire. Joyeuse Saint-Valentin!

Action plan (rajouté peu de temps après)

Je crois que, d’ici à ce que le temps précieux qui se présente à moi puisse posséder assez d’espace vacant pour je puisse finalement organiser mes idées d’actions politiques sur papier, je suis persuadé devoir me concentrer sur de petits gestes assidus, perpétrés au quotidien. Par exemple, le simple fait de bien fermer les robinets sur mon chemin pour qu’aucune fuite d’eau ne plonge dans les éviers; le simple fait d’épargner l’eau potable qui remplit la toilette en ne tirant la chasse d’eau qu’à la bonne occasion; le simple fait d’éteindre les lumières des pièces lorsque je les quitte mais aussi du simple fait de parler des bienfaits du boycottage des sacs en plastiques dans les magasins avec mes collègues, parents et amis font une différence notoire car peu à peu, j’ai remarqué que les gens qui m’entourent deviennent plus conscientisés aux risques que représentent la pollution de la planète.

J’en ai eu la fière démonstration aujourd’hui! En fait, j’ai tout simplement mentionné à mes collègues qui possédaient, tout comme moi, un sac de plastique pour transporter leur lunch du midi : “Vous savez quoi, je ferai une bonne action éventuellement… j’irai à tel ou tel autre magasin afin de me procurer une boîte à lunch pour éviter d’utiliser ces sacs de plastiques recyclables à l’avenir. Vous savez certainement que ceux-ci peuvent êtres une source grave de pollution s’ils ne sont point disposés convenablement?”. N’ayant pas eu à en dire davantage, la conversation a pris une toute nouvelle orientation. Les personnes à mes côtés se sont mises à vanter les mérites de recycler ce qui est recyclable mais surtout, sous le regard attentionné des autres, l’une d’elles a présentée une intentionnel formelle de vouloir se procurer plus de cinq nouveaux sacs lavables et recyclables des épiceries Métro. À ce moment, j’ai bel et bien eu l’impression d’avoir réaliser quelque chose qui pourrait avec le temps, heureusement faire boule de neige…!

Les changements climatiques sur son ordi

16 février 2006

Source, Marie-Eve Morasse, Technaute, Cyberpresse.ca Le mercredi 15 février 2006

La BBC appelle ses téléspectateurs et les internautes à participer à un projet en ligne qui vise à prévoir les changements climatiques. Utilisant la force dormante des ordinateurs de milliers d’internautes, le projet d’informatique distribuée (ou de calcul réparti) Climateprediction.net est en cours depuis deux ans et a déjà produit des prévisions sur les changements climatiques.

Plutôt que d’utiliser un superordinateur pour faire les calculs, les chercheurs de l’Université Oxford qui sont responsables du projet recueillent les calculs faits par des milliers d’ordinateurs dispersés à travers le monde.

Le logiciel fait les calculs sans que l’utilisateur n’ait à envoyer quoi que ce soit aux chercheurs. Ceux qui téléchargent le programme ne s’aperçoivent de rien et peuvent continuer à travailler normalement sur leur ordinateur.

«Essayer de prédire les changements climatiques est difficile. Il y a beaucoup de facteurs en jeu – la température de l’air, la température de la mer et les nuages – et des dizaines d’autres variables. Il y a un nombre immense de calculs impliqués», lit-on sur le site.

S’ils le souhaitent, les participants au projet peuvent installer un économiseur d’écran, qui montre une image modélisée de la Terre selon les calculs que leur ordinateur a fait.

«Si 10 000 personnes participent, lit-on sur le site Internet, nous serons plus rapide que le plus gros ordinateur au monde. Et nous espérons d’être encore meilleurs que ça.»

L’an dernier, Climateprediction.net a sorti des résultats qui prédisent que la concentration deux fois plus grande de dioxyde de carbone dans l’atmosphère fera augmenter les températures sur la Terre de 2 à 11 degrés Celsius.

Le modèle utilisé depuis hier est toutefois différent du précédent.

Pour plus d’informations sur le projet et pour télécharger le logiciel: cliquez ici